Carnet de voyage
 Mosquée de Boni - Route Ouaga/Dori 




Carnet de voyage : Premier séjour au Burkina Faso "pays des hommes intègres"
L’arrivée de nuit à Ouagadougou est impressionnante.
On ressent l’impression d’atterrir en pleine ville. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une impression.
Les formalités de débarquement se passent dans la bonne humeur, au moins en ce qui concerne les blancs...

L’aéroport international offre des installations bien modestes en comparaison de nos structures occidentales. Passeports et fiches de débarquement sont épluchés et la qualité de retraité demande des compléments d’informations pour éclairer la lanterne de la préposée aux arrivées. L’apparition de visages amis nous confirme que nous sommes les bienvenus.
Et bientôt le tourbillon de la circulation nocturne nous absorbe. Nous voilà chez Georges Ouedraogo.
Quel plaisir de rendre la politesse à cet ami : nous l’avons rencontré plusieurs fois en France lors de sa formation en pneumologie appuyée par Res Publica et nous avons réellement apprécié sa personnalité.

Bientôt, nous rencontrerons d’autres burkinabè qui sont déjà venus chez nous ou dont nous avons fait la connaissance grâce aux photos et aux films de l’association : Basile Darga, qui représente l’association au Burkina ; André Kaboré, infirmier de métier qui assure le suivi des projets de Res Publica dans la zone de Nanoro.

Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes dans le bain. Grâce à nos amis Perrin, nous sommes immergés dans la vie africaine et
Monique et Jacues Ferrand avec le couple Perrin
nous participons à des rencontres de diverses natures.
Au cours des diverses aux réunions, nous apprenons beaucoup sur les modes de fonctionnement, les codes à respecter.
Par exemple, les visites au Chef coutumier de Nanoro (le grand Naaba Tigre) sont à la fois impressionnantes et instructives.
Cela nous servira dans la construction du projet de coopération de notre commune (Thoissey dans l’Ain) qui souhaite créer des liens avec le Burkina.

La mise en œuvre d’un projet est le fruit de démarches convergentes : la rencontre des personnes concernées, la mise en place de stratégies communes, le contact avec les acteurs locaux, le démarrage des travaux et le suivi sur place et depuis notre pays.


En allant vers le Nord, au Sahel, nous découvrons diverses populations : des éleveurs  nomades qui n’ont pas que des amiss parmi les sédentaires. Les Touaregs qui nous accueillent dans leur campement et nous permettent de visiter leur dispensaire, une maternité et une école.
Nous comprenons que l’aide humanitaire doit être prévue pour exister dans la durée. C’est le projet de Res Publica. L’association ne se contente pas de créer et de donner mais forme aussi des cadres qui assurent le suivi des actions sur place.
Certains d’entre eux, devenus des amis, prennent réellement en main le développement de leur pays.

Le Burkina Faso offre une vision de 3° millénaire étonnante...
Tandis que l’arrivée du téléphone portable en brousse transforme les relations entre les hommes, d’autres, au fin fond de la misère, risquent encore leur vie dans des tranchées et des puits fragiles pour quelques grammes d’or.
Le développement est loin d’aller aussi vite que la téléphonie mobile. Bebucoup reste à faire...


Monique et Jacques Ferrand - Avril 2007

Mosquée de Boni - Route Ouaga/Dori
 
© 2012 Association Res Publica
Joomla! is Free Software released under the GNU General Public License.