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Ciné brousse, 2ème édition

11 – 18 mars 2010



Après le succès retentissant remporté, en mars dernier, à l’occasion de la première édition de notre Ciné brousse à Nanoro, nous avons bien sûr décidé de renouveler l’expérience, avec la même équipe.
Pas besoin de Fespaco pour nous motiver, nous allons déplacer le feu des projecteurs en brousse, là où la population attend avec impatience notre visite…

A la fin de notre séjour, l’an passé, nous avions évoqué la possibilité de mettre en place un cinéma itinérant, afin d’embarquer avec nous un maximum de personnes dans cette aventure.
C’est donc ce que nous allons proposer cette année, à partir du 11 mars 2010.
La commission de programmation composée de Christiane, Anne-Marie, Isabelle et Patrick a fait sa sélection et prévoit un planning qui, sous réserve de modification indépendante de sa volonté, devrait se dérouler ainsi :

Jeudi 11 mars : Nanoro : Kirikou et la sorcière, de Michel Ocelot
Vendredi 12 mars : Nazouanga : Buud Yam de Gaston J.M Kaboré
Samedi 13 mars : Soum : Yaaba d’Idrissa Ouedraogo
Dimanche 14 mars : Soa : Moolaadé d’Ousmane Sembene
Lundi 15 mars : Nanoro : film surprise
Mardi 16 mars : Pella : Tilaï d’Idrissa Ouedraogo
Mercredi 17 mars : Nanoro : Delwendé de S. Pierre Yameogo
Jeudi 18 mars : soirée de clôture, dans la cour du Chef  à Nanoro : Buud Yam de Gaston Kaboré

Chaque projection prévue à la tombée de la nuit débutera avec un petit bouquet de courts métrages de Charlie Chaplin. Nous avons pu constater que le personnage de Charlot avait un impact considérable sur les petits et sur les grands, et c’est donc avec lui que nous proposerons systématiquement une première partie.




Mémento sur la programmation :



Kirikou et la sorcière

Film d’animation de Michel Ocelot - France -1998 - 1h10.
Kirikou nait dans un village d’Afrique, sur lequel la sorcière Karaba a jeté un sort. A peine sorti du ventre de sa mère, il décide de délivrer le village de l’emprise maléfique de la sorcière et de découvrir le secret de sa méchanceté.
Conte pour petits et grands


Buud Yam

Fiction de Gaston J.M Kaboré – Burkina Faso – 1996 – 1h35 - Moré
Etalon de Yennenga Fespaco 1997, Quinzaine des réalisateurs Cannes 1997
Au début du XIXe siècle, au bord du fleuve Niger, Wend Kuuni, jeune homme de 20 ans se lance dans un voyage périlleux à la recherche d’un guérisseur pour sauver sa sœur mourante.
Très beau conte initiatique.

Yaaba


Fiction d’Idrissa Ouedraogo – Burkina Faso – 1989 – 1h30 – Moré
Bila, un enfant d’une dizaine d’années, observe avec espièglerie la vie de son village. Il se prend d’amitié pour Sana, une vieille femme tenue à l’écart par tous et accusée de sorcellerie. Petit à petit, une complicité naît entre ces deux êtres que, à priori, tout sépare.
Très belle histoire d’amour et d’amitié.


Moolaadé

Fiction d’Ousmane Sembene – Sénégal – 2004 – 1h57 – vostf
Prix Un Certain Regard Cannes 2004
Dans un village, une jeune mère refuse que sa fille soit excisée car elle juge la pratique inacceptable. Sept ans plus tard, quatre fillettes s’enfuient pour échapper à ce rite de "purification" et viennent chercher protection auprès d’elle. Deux valeurs alors s’affrontent : le respect du droit d’asile (moolaadé) et l’antique tradition de l’excision (salindé).
Très beau réquisitoire contre l’excision.


Tilaï

Fiction d’Idrissa Ouedraogo – Burkina Faso – 1990 – 1h21 – Moré
Grand prix du Jury Cannes 1990
Saga revient au village après deux ans d’absence et n’accepte pas le remariage de son père avec sa fiancée Nogma qu’il aime toujours. Transgressant les lois, il revoit Nogma en cachette.
Accusé d’inceste, il est alors obligé de fuir…
Très belle histoire dans laquelle l’honneur a un rôle primordial.


Delwendé


Fiction de S. Pierre Yameogo – Burkina Faso – 2005 – 1h30 – Moré
Prix de l’espoir Un certain regard Cannes 2005
Pougbila a été violée et refuse de révéler le nom du coupable. Son père s’empresse de la marier pour l’éloigner du village. Mais une étrange mortalité s’abat sur la population et la mère de Pougbila, désignée comme voleuse d’âmes par le sorcier, est contrainte de quitter le village et d’aller trouver refuge à Ouagadougou dans un asile pour vieilles femmes.
Pougbila se rebelle et part à la recherche de sa mère.
Très beau portrait de femmes en lutte.


Nous avons volontairement panaché au sein de la programmation, des films déjà montrés à Nanoro, et des films inédits, sachant que Kirikou et la sorcière, Tilaï et Moolaadé  sont très attendus et que nombreux sont ceux qui ne les ont pas encore vus.
Nous poursuivrons ensuite notre périple à Guié, auprès d’AZN et Henri Girard.

Compte-rendu de cette nouvelle expérience, dans les semaines qui suivront notre retour…

L’équipe de Ciné brousse.


 
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