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Sur la route du Moringa ...


    Une équipe de douze baroudeurs composée d'ingénieurs agronomes, de forestiers, de chercheurs en économie, d'un spécialiste de la traction animale, de chargés de mission dans le domaine du développement et sans oublier le treizième homme, un chauffeur paré à toutes épreuves et son mini-bus tout terrain, voici comment nous sommes partit en voyage d'étude de l'arbre du paradis...

Avant toutes autres explications, laissez moi vous présenter les acteurs de cette aventure, René Billaz (1), Apollinaire  Ragounandea (2), Essonana Assih (3), Lichou (4), éphane Person (5), Karim Kaboré (6), Gilles Etse (7), Sovi (8), Alfred Ouedraogo (9), Nassé Ouedraogo (10),  Florent Diendere (11) et Julien Paredes (12).



Une fois la glace brisée de part l'ambiance chaleureuse et studieuse qui régnait à notre première rencontre, le groupe aux profils hétéroclites et complémentaires s'est mis en route, direction les sentiers d'Afrique de l'Ouest.



Face à toutes nos interrogations vis à vis des pratiques et utilisations du Moringa de par la zone d'étude et aux manques de rapports utilisables, Silva, Avsf, Microfel et Res Publica ont décidé de réaliser ce projet en s'unissant. C'est ainsi que le groupe a écumé le  Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo dans le but de prendre connaissance des capacités et activités des populations dans les quatre pays. Notre quotidien se résumait à découvrir des groupements et des associations qui récoltent et utilisent  le Moringa de manière variée (cf liste des sites). Allant d'enrichissantes à d'émouvantes rencontres, nous sommes ressortis de ce voyage convaincus des bienfaits du Moringa dans le domaine des compléments alimentaires et séduit par les multiples potentiels de l'arbre (fourrage pour animaux, huile utilisée par la pharmacopée,...).

Voici quelques résultats de nos recherches :

Au niveau du Marché


Dans les quatre pays, la demande de feuilles fraîches ou sèches pour les usages culinaires croît rapidement. Elle est propre à certains groupes ethniques  (les Haoussas par exemple), mais elle ne s’y limite pas. Une meilleure connaissance de cette demande, ainsi qu’une action promotionnelle seraient souhaitables. La demande urbaine pour les produits dérivés de longue conservation (à usage culinaire ou nutritionnel) croît rapidement dans les pays côtiers. Le Ghana est très en avance sur ce plan par rapport au Bénin et au Togo : une meilleure connaissance des produits et des processus de conservation  permettrait d’ouvrir des voies originales pour les pays qui nous concernent.
Pour les villages situés à proximité des villes, la croissance soutenue de la demande urbaine assure probablement un débouché satisfaisant aux feuilles fraiches et sèches, à usage culinaire,. Ailleurs, dans les villages isolés, l’emploi du Moringa comme ressource fourragère pour les volailles et les petits ruminants peut assurer des revenus complémentaires. On a vu que leur usage est d’une grande simplicité (feuilles dans le premier cas, tigelles dans le deuxième).

Au niveau de la Production

    Les techniques de culture et de récolte sont très différentes selon les contextes agro-écologiques ; relativement simples et reproductibles en zones subhumides, elles le sont beaucoup moins en zone subaride, où les trois modalités principales (jardins de case, jardins maraîchers, jardins scolaire) ne sont mises en œuvre que depuis peu. Dans le premier cas, les « itinéraires techniques » mis en œuvre par des producteurs expérimentés peuvent être recueillis et systématisés sous forme de fiches techniques. Dans le deuxième, il convient d’abord de disposer de plus de références sur les pratiques actuelles et de favoriser, sur cette base, les échanges entre producteurs, qu’il est souhaitable d’accompagner dans leurs réussites et difficultés dans les domaines critiques rappelés ci-dessus (semis, arrosage, protection contre les ruminants et les ravageurs). On a vu que la valorisation des bois dans les composts peut apporter une contribution significative à l’amélioration des cultures : ce point mérite lui aussi une attention particulière.


    A notre retour à Ouagadougou, une fois la mission terminée, nous avons organisé avec le réseau Moringa Burkina Faso une journée dédiée au Moringa afin de restituer nos études et d'échanger avec les différentes personnes travaillant de près ou de loin avec ce dernier. L'avenir de ce projet suit son chemin puisque Res Publica envisage d'installer l'arbre dans sa zone d'action (Nanoro) du fait du bénéfice qu'en tireraient les populations.


1.Président Agronomes et Véténiraires Sans Frontière – France
2.Coordinateur national AVSF – Niger
3. AVSF – Togo
4.Président de MICROFEL – France
5.Chargé de mission SILVA - France
6.Réseau SILVA - Burkina
7.Réseau RIAT - Togo
8.Réseau RIAT - Bénin
9.Dr CTAA Imasgo - Burkina
10.Réseau MARP - Burkina
11.Chargé de programme Agricol RES PUBLICA - Burkina
12.Chargé de mission RES PUBLICA - France

Liens :

AVSF : http://www.avsf.org
SILVA : http://www.silva-riat.fr
Association Microfel : http://microfel.blogspot.com
Réseau Moringa News : http://www.moringanews.org
 
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