Rapport d'activité 2003
DEPARTEMENT DE NANORO - KOUDOUGOU - OUAGADOUGOU - Secteur Education :

Enseignement primaire :

En 2003, RES PUBLICA a accru le nombre d'écoles où elle intervient. Outre Sitaon, Godo, et Zimidin, les écoles de Dacissé, Nazoanga, Seguedin et Nanoro font maintenant partie de notre rayon d'action.

Village de Sitaon : l'école a pu ouvrir sa troisième classe grâce à la construction d'un nouveau logement. A la rentrée 2003, 150 élèves sont scolarisés dont 68 filles. L'école est dirigée par Monsieur Kaboré qui est un Directeur très motivé. RES PUBLICA l'aide cette année à la préparation des 34 élèves de CM2 au CEP par la mise en place d'examens blancs. RES PUBLICA continue à prendre en charge les fournitures scolaires,
livres et vivres pour la cantine endogène. Avec l'aide des Parents d'élèves, un petit bâtiment sera construit
pour la cantine.


Village de Godo : l'aide de RES PUBLICA s'est accrue en 2003 avec la réfection d'un logement d'instituteur, la fourniture de mobilier scolaire et l'aide financière à la cantine endogène. Le nombre d'élèves est passé de 110 en 2002 à 143 élèves dont 75 filles en 2003.

Village de Zimidin : l'année 2003 a vu la réfection de l'école de trois classes et d'un logement d'instituteur. L'école a reçu également des fournitures scolaires, du mobilier scolaire et une dotation pour la cantine ainsi que la prise en charge des frais de scolarité des filles. 98 élèves sont scolarisées dont 47 filles. Monsieur Zongo est devenu Directeur de l'école à la rentrée 2002 et s'acquitte bien de sa tâche. L'effectif de l'école était de 99 élèves dont 40 filles à la rentrée 2002. La stagnation est essentiellement due au fait que de nombreux élèves, habitant dans la zone de Nazoanga, préfèrent aller à l'école de Nazoanga moins éloignée que celle de Zimidin.

Village de Dacissé : ce village a été indiqué à RES PUBLICA par Monsieur l'Inspecteur de Nanoro en juin 2003, comme étant très éloigné de Nanoro et étant en quelque sorte " oublié ". Deux logements d'instituteur ont été réfectionnés en septembre et octobre 2003. Le toit de l'école était cependant en partie écroulé… RES PUBLICA a donc mis au sec le bâtiment de trois classes et acheté quelques fournitures scolaires pour aider à la scolarisation des enfants, 104 élèves dont 36 filles. Dès la rentrée 2004, RES PUBLICA prendra en charge les frais de scolarité des filles et essaiera de mettre en place la cantine scolaire.

Village de Nazoanga : l'Association EMEJ présidée par le docteur Gérard Fournel a décidé de s'investir uniquement, dorénavant, dans le secteur médical et de laisser RES PUBLICA gérer la partie scolaire. Sur 421 élèves (376 en 2002/2003), il y a actuellement 198 filles. Cette rentrée 2003 a vu un effectif exceptionnel en CP1 : 137 élèves, tous dans la même classe ! Faudra t-il envisager la construction d'une nouvelle école... ?

Village de Seguedin : cette année, RES PUBLICA a subventionné EMEJ pour son aide à cette école. L'année prochaine, RES PUBLICA s'occupera complètement de cette école où il faut d'ores et déjà prévoir des réhabilitations ou constructions de logements d'instituteurs.

Préfecture de Nanoro : il existe actuellement une seule école de six classes à Nanoro pour plus de 600 élèves. Cette école vient de fêter son cinquantenaire. Sur la demande de l'Inspecteur, un logement d'instituteurs a été réfectionné. Depuis décembre 2002, RES PUBLICA envisage de construire une deuxième école primaire. En accord avec l'Inspection primaire et la Préfecture, RES PUBLICA a acquis un terrain de plus de 2 ha réservé à l'usage scolaire. Depuis octobre 2003, les travaux concernant le premier bâtiment de trois classes sont en construction et bientôt terminés. Suivra ensuite la construction de trois logements d'instituteurs, ceci devant permettre l'ouverture de l'école à la rentrée 2004. Vu la surface importante du terrain, il est possible de construire une école enfantine, un collège, un lycée et un bâtiment administratif, le tout avec forage et alimentation électrique par panneaux solaires. RES PUBLICA reste propriétaire de toutes les constructions mises à la disposition, par convention, de l'Inspection primaire afin qu'elle puisse nommer les enseignants et appliquer les programmes officiels en matière d'éducation au Burkina Faso. Ce projet, extrêmement vaste, prendra plusieurs années.

Enseignement secondaire :

Lycée Professionnel Agricole de Nanoro : RES PUBLICA aide toujours 17 élèves scolarisés (3 en troisième année, 9 en seconde année et 5 redoublants en première année). L'ensemble des élèves est en nette progression. Ils se sont maintenant familiarisés avec leur nouveau milieu et se sentent bien intégrés.

Collège de Soaw et de Nanoro : RES PUBLICA soutient maintenant la scolarité de 25 élèves entre la sixième et la troisième. Elle prend en charge la location du logement des filles depuis octobre 2003 et celle des garçons à partir du 1er janvier 2004 en remplacement de l'Association EMEJ. Elle prend en charge la nourriture des enfants dans un " maquis " de Nanoro. La nourriture n'est certes pas variée mais au moins nourrissante. Chaque jour de classe, l'enfant est assuré d'avoir mangé.

Collège Privé d'Enseignement Technique de Koudougou : Depuis la rentrée 2003, RES PUBLICA prend en charge la formation d'élèves entrant en sixième et allant en troisième, avec en fin d'études un CAP, au choix, de " Dessin en bâtiment ", " Maçonnerie ", " Construction métallique ", " Menuiserie ". Parmi les inscrits en sixième sont pris en charge par RES PUBLICA : une élève qui vient de l'école de Nazoanga où elle a eu son CEP en juin 2003, trois élèves ayant réussi l'entrée en sixième, mais dont les parents sont démunis, et une élève en troisième dont le père vient de décéder. Enfin, deux élèves de Koudougou, orphelins, sont également soutenus par RES PUBLICA.

RES PUBLICA intervient aussi pour des cas individuels particulièrement lourds (orphelins, maladie des parents, très grande pauvreté…) afin que les élèves puissent poursuivre leur scolarité. Ces enfants nous sont présentés par André Kaboré, Georges Ouedraogo ou Mamadou Ouattara. Ainsi ce dernier, instituteur de formation, travaille actuellement à la Direction de l'Education à Koudougou. Il aide beaucoup de jeunes, de familles en difficulté. Il nous a présenté six enfants de 12 à 20 ans complètement abandonnés à eux-mêmes. Les enfants, qui ont reçu une bonne éducation, ont continué à aller à l'école jusqu'à ce que, les frais de scolarité n'étant pas réglés, l'école les mette en demeure de payer ou de partir. Gérard Fournel et RES PUBLICA ont rencontré les enfants et ont décidé de prendre en charge leurs frais, EMEJ subventionnant leur nourriture. L'autre cas est dramatique. Un accident de car sur la route de Boromo, le car en flammes et un père de huit enfants brûlé atrocement sur 70 % du corps. Il était forgeron et depuis plus rien pour vivre et éduquer les enfants. Là aussi RES PUBLICA a décidé de prendre en charge les frais de scolarité des enfants ainsi que les médicaments dont le père a besoin jusqu'en février 2004.

Mamadou Ouattara, originaire de la région de Banfora, souhaitait construire ou réhabiliter des écoles et des logements d'instituteur dans sa région. Cette région étant très éloignée de celle de Nanoro, j'ai alors pensé à l'Association " Amitiés France Burkina Faso " de Valenciennes, présidée par Monsieur Paul Deswarte que j'avais rencontré en mai 2003 et qui intervient, dans le même esprit que nous, dans cette région et plus particulièrement dans le Département de Mangodara. J'ai donc mis en contact Mamadou et Paul Deswarte. Depuis, c'est la franche collaboration entre eux puisque Mamadou est originaire de cette région.

RES PUBLICA finance également dans le département de Mangodara la construction d'une école de trois classes (une seule existe actuellement dans un bâtiment délabré) et la construction de trois logements d'instituteurs. Elle délègue le suivi des travaux à Monsieur Paul Deswarte, Président de l'association " Amitiés France Burkina Faso". Le village de Farakorosso compte 475 enfants à scolariser. Ces travaux devraient être prêts pour la rentrée 2004.

Enseignement supérieur :


En 2002, RES PUBLICA aidait trois élèves dans l'enseignement supérieur. Cette année, ils sont au nombre de cinq. Lorsque RES PUBLICA prend en charge la scolarité d'élèves en enseignement supérieur, elle demande à l'élève de travailler très sérieusement car aucun redoublement (sauf exception) n'est permis. Les élèves étant débarrassés de la plupart de leurs soucis matériels, ils doivent en effet se consacrer complètement à leurs études.

Pour 2002, RES PUBLICA a beaucoup de satisfaction avec les deux élèves infirmières qui ont été très bien classées et qui sont donc en deuxième année. Quant au garçon qui faisait

l'Ecole de Santé Animale, il n'a pas pu passer par manque de travail (d'après les enseignants). Il a donc quitté l'Ecole.

DEPARTEMENT DE NANORO - KOUDOUGOU - OUAGADOUGOU - Secteur Agricole et Economique :

La digue de Nazoanga a été inaugurée en octobre 2002 en présence des autorités administratives et coutumières du Burkina. Cette digue " terminée " en juin 2002 a subi un dégât des eaux début juillet 2002. Il a donc été décidé que les travaux de réparation auraient lieu en février 2003… Cependant ceux-ci n'ont eu lieu qu'en mai et juin 2003. Les pluies arrivant en juin, il n'a pas été possible de terminer le chantier complètement. Les derniers travaux doivent intervenir en mars 2004…

En décembre 2002, les terrains irrigués par l'existence de la digue, ont été partagés entre les différentes familles qui avaient participé à la construction de l'ouvrage. Les puits n'ayant pas été creusés suffisamment profonds, les paysans ne connaissant pas les techniques de jardinage, les récoltes de mars 2003 n'ont donc rien donné.

RES PUBLICA a alors pu mettre en place le système actuel :
- chaque parcelle (500 m²) est attribuée à un seul agriculteur responsable,
- si la parcelle est mal entretenue, elle est reprise par RES PUBLICA qui l'attribue à un autre agriculteur,
- RES PUBLICA a fourni les semences, engrais et insecticides,
- RES PUBLICA a mis à la disposition des maraîchers un formateur, Monsieur Saïdou Kondombo, jardinier de longue date à Nanoro, qui leur a enseigné sur le terrain la façon de préparer les pépinières, repiquer, arroser, utiliser les engrais, creuser les puits…

Les jardiniers ont alors beaucoup produit, les tomates et les choux ont tous été vendus en décembre et en janvier. Ils font ensuite une deuxième saison avec oignons, aubergines, gombo… qu'ils vendront en mars. De nombreuses demandes arrivent des villageois pour que les terrains soient agrandis (actuellement 4 ha soit 70 maraîchers). RES PUBLICA a également des demandes d'aide au maraîchage dans d'autres villages (Poessi et Boulpont). Certains maraîchers de Nazoanga, Poessi ou Nanoro ont demandé des crédits pour 2004 dans le but d'acheter semences et engrais. RES PUBLICA a accepté.

Le constat peut être fait, en ce qui concerne le village de Nazoanga, d'une forte mobilisation de la population, qui se transmet aux villages voisins et plus particulièrement à Poessi où les villageois ont déjà commencé à cultiver des parcelles importantes. Leur problème essentiel étant de protéger ces parcelles des animaux vagabonds, ils demandent une aide sous forme de crédit, pour acquérir du grillage. Les conditions doivent être discutés en 2004.

La porcherie mise en place par Paul Kientaga, début 2002, ne donne pas tous les résultats espérés. Cela provient essentiellement du manque de nourriture et peut être de soins pour les porcs, par manque de moyens de l'éleveur. Une aide supplémentaire de RES PUBLICA a été

apportée à Paul pour l'achat d'aliments. Les porcs étaient en meilleure condition fin décembre et devraient être vendus sur Ouagadougou.

Paul n'a donc fait aucun remboursement sur les crédits que RES PUBLICA lui a octroyés pour son projet. Dès la vente effective des porcs, RES PUBLICA sera payée en priorité.

Une réussite, en revanche, concerne le réparateur de puits, dont RES PUBLICA a payé la formation en 2002. Il a eu beaucoup de travail sur la région de Nanoro où sa compétence est reconnue. Un ami burkinabé (Issaka Guiguembé) lui a donné un important chantier de réparation de puits sur l'année 2003. Issaka nous a fait des éloges sur cette personne.

Les micro-crédits ont augmenté en 2003, mais ils restent toujours adressés à des villageois et restent modestes. Issaka, qui s'occupe du village de Lantaga, a contacté RES PUBLICA pour avoir un crédit pour le village afin de faire forer et buser un puit aménagé avec pompe pour le secteur dispensaire / école de Lantaga. RES PUBLICA lui a accordé un prêt sur 8 ans. Les remboursements se passent bien. Issaka s'est engagé à faire cotiser les villageois afin de pouvoir subvenir à l'entretien du puit, population estimée à 450 personnes.

Constant Bayala, instituteur à Nazoanga, a eu le projet d'ouvrir un moulin à céréales dans le secteur de Ouaga où habite sa famille. Un prêt lui a été accordé avec un remboursement sur six ans. Les premiers remboursements ont eu lieu. Le chiffre d'affaires est en augmentation constante (accroissement et fidélisation des clients).

DEPARTEMENT DE NANORO - KOUDOUGOU - OUAGADOUGOU - Secteur Santé :

Le programme " Santé " sur le District Sanitaire de Nanoro a été quelque peu interrompu depuis les problèmes survenus entre le Médecin Chef de District (MCD) et le Docteur Fournel, Président de l'association EMEJ.

Le MCD ayant été affecté dans un autre District, Gérard Fournel a pu rencontrer, lors de son voyage d'octobre 2003, les principaux responsables de la santé tant au niveau de Nanoro qu'au niveau de la Direction Régionale de la Santé à Koudougou.

Leur nouveau programme d'action sanitaire a été proposé et accepté. Celui-ci portera essentiellement sur l'amélioration de la couverture vaccinale (amélioration de la chaîne du froid : achats de réfrigérateurs, congélateurs, seringues…). D'autres actions sont encore à discuter avec les Responsables Sanitaires.

Depuis octobre 2003, RES PUBLICA a participé à la réparation d'un véhicule du District sanitaire, à la réfection de la salle PEV (Programme Elargi de Vaccination) qui avait partiellement brûlée et à l'achat de matériel médical pour le Service Pneumologique du Docteur Ouedraogo à l'hôpital de Ouagadougou.

RES PUBLICA soutiendra le Docteur Gérard Fournel par des subventions pour ses différents programmes.

Un projet concernant l'hôpital de Koudougou a été soumis par Georges Ouedraogo, puis par la DRS de Koudougou afin de lutter de manière efficace contre la transmission du SIDA entre la mère et l'enfant au moment de l'accouchement. Georges doit suivre ce projet.

DEPARTEMENT DE NIABOURI :

Ville de Léo : en ce qui concerne le secteur éducation, c'est le Directeur de l'école de Laponé qui est l'interlocuteur de RES PUBLICA. Trois classes fonctionnent, pour l'instant le niveau est assez faible. L'aide apportée est conséquente. Le seul problème, que personne ne parvient à résoudre, est celui des logements. Un seul logement pour trois instituteurs !!! Pendant ce temps, deux logements sont en train de se dégrader car les travaux sont arrêtés sur l'un, depuis plus de cinq ans, et sur l'autre, depuis deux ans...les entrepreneurs ayant " fui ". RES PUBLICA ne peut terminer ces logements, car les entrepreneurs doivent signer un désengagement du chantier.

Ce qui a bien réussi à l'école de Laponé, c'est la mise en place de la sensibilisation à l'hygiène (propreté des enfants, lavage des mains avant et après le repas, eau potable en classe, propreté des classes et de la cour…). Ce programme est élargi au village par l'ADDE (Association pour la Défense des Droits de l'Enfant de Léo). RES PUBLICA participe à ce programme (hygiène à la maison, creusement de latrines…) établi sur un an.

Une seule élève, que RES PUBLICA soutient pour la deuxième année, est en classe de 3ème au Lycée de Léo où elle travaille bien. Il n'y a pas encore de classe de CM2 à Laponé.

Avec l'ADDE et Georges Zopoulo, son Président, RES PUBLICA participe à l'ouverture d'une école enfantine. Cette ouverture aura lieu en octobre 2004. Cette école de trois classes avec 20 petits enfants par classe est soumise à des règles d'ouverture très strictes (mobilier intérieur et extérieur adapté, personnel formel…) Le Président de l'ADDE doit effectuer toutes les démarches pour obtenir l'agrément de l'action sociale.

Au Burkina Faso, il n'y a pas d'écoles enfantines publiques, cet enseignement n'étant pas sous la responsabilité du Ministère de l'Education Nationale. Il faut savoir que dans les villes, même petites, il existe une forte demande de la part des parents pour scolariser leurs jeunes enfants (vie en communauté et surtout apprentissage du français dès trois ans).

En ce qui concerne le secteur agricole, à la rentrée 2003, l'instituteur Boureima Nebié a été affecté à l'Inspection Primaire de Bourra à 15 km du village. Il n'est donc plus sur place mais se rend le week-end à Laponé pour continuer à encourager les paysans et plus particulièrement le Groupement des Femmes qui s'était fortement impliqué dans l'apprentissage des techniques de transformation du soja et de fabrication de savons.

Dès le début de l'année 2003, des ruches ont été installées et Monsieur Nebié qui a étudié l'apiculture au Maroc, a formé un ou deux paysans pour s'occuper des abeilles. Le miel devrait être récolté actuellement et vendu afin de procurer quelques revenus aux paysans.

DEPARTEMENT DE FARA :

Au village de Laro, l'école fonctionne bien avec un Directeur très motivé et très respecté de toute la population. Le problème, qui n'est pas mince, c'est que la population, surtout masculine, ne croit pas au bien-fondé de mettre une fille à l'école. La rentrée 2003 s'est bien passée au Collège où RES PUBLICA aide huit élèves (6ème à 4ème).

DEPARTEMENT DE KASSOUM :

Bonro est un village très reculé et très peu développé de la région de Tougan. En 2002, l'école a ouvert sa première classe de CP1 avec 76 élèves et un Directeur d'école habitant dans le logement construit par RES PUBLICA. Dans la logique, le second logement devait être suivi de l'ouverture d'une seconde classe en 2003. Mais à cause de l'inertie totale des villageois, les travaux n'ont toujours pas repris. L'entrepreneur doit commencer les travaux en mars 2004 !

En attendant, il n'y a pas eu d'ouverture de classe en 2003 !

RES PUBLICA a continué le financement de spécialisation de médecins aussi bien au Bénin qu'en France. Actuellement, le Docteur Coulibaly suit une spécialisation en gynécologie obstétrique à Lyon, à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu.

En 2003, Basile Darga, qui était Receveur des Domaines et de la Publicité Foncière du Boulkiendé à Koudougou, a demandé un financement pour une formation en Master spécialisé en Aménagement Foncier et Systèmes Cadastraux. Il pourra ensuite avoir un poste à Ouagadougou où personne encore n'a fait ce genre de formation. Il est arrivé en France le 13 janvier 2004 pour un an.

SENEGAL

Au cours d'un voyage au Sénégal en avril 2003, dans la région du Siné-Saloum dans un petit village de pêcheurs à N'Dangane, RES PUBLICA a rencontré un ancien Proviseur de Collège très érudit qui a fait visiter " l'école " où il avait depuis quelques années " repêché " des jeunes exclus du Collège qu'il remettait dans le cours des études.

Il a un projet de construction d'un Collège pour permettre à un plus grand nombre d'élèves d'apprendre dans de bonnes conditions. Convaincue que ce projet s'inscrivait parfaitement dans ce que l'association soutient, RES PUBLICA a convenu d'un prêt pour la construction des bâtiments et de la prise en charge des fournitures et mobilier scolaires. En novembre 2003, le nouveau collège était déjà plein à craquer ! Le premier remboursement s'est fait normalement.

PAYS DE L'EST

Comme chaque année, les deux protégées (17 et 16 ans) de RES PUBLICA viennent en France se refaire une santé et abandonner pour quelques temps la vie de l'orphelinat bélarus. Dacha parle maintenant bien le français et Sviéta fait des progrès. En fin d'année scolaire 2004, elles doivent changer d'établissement pour entreprendre une formation professionnelle.

En ce qui concerne l'orphelinat d'Ukraine où RES PUBLICA a soutenu la création d'une ferme en 2001/2002, les Responsables doivent proposer un programme concernant la formation des jeunes ou la création d'une activité qui permette aux enfants de mieux vivre.

Alain et Clarisse Borel sont allés sur place en octobre pour se rendre compte des problèmes existants et voir de quelle manière RES PUBLICA peut intervenir.

FRANCE

RES PUBLICA a pu acquérir des lits pour l'hôpital de Ouagadougou qui partiront par le container que la ville de Lyon (jumelée avec Ouagadougou) envoie le 12 février 2004.

RES PUBLICA a également acheté du matériel pour le " Service Pneumologie " de l'hôpital de Ouagadougou tenu par le Docteur Georges Ouedraogo.

Par l'intermédiaire de Jean-Claude Trambouze, RES PUBLICA a rencontré une jeune femme qui a réussi l'entrée à l'école BIOFORCE et qui a demandé de l'aider pendant sa scolarité : un prêt a donc été mis en place remboursable après les deux ans d'études.

Enfin RES PUBLICA a rencontré à plusieurs reprises le Père Bernard Devers, Président de l'Association HABITAT ET HUMANISME. Celui-ci a fait part de son projet de construction d'un Foyer logement de 36 T1 et T1 Bis à Lyon pour abriter les jeunes femmes ayant accouché dans les hôpitaux lyonnais et qui ne savent où aller en sortant (30 logements sur 36).

Six studios seraient réservés à des personnes n'ayant plus besoin de demeurer à l'hôpital, mais ayant besoin d'une présence aidante pour vivre leur convalescence.
 
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