Rapport d'activité 2004
DEPARTEMENT DE NANORO - Secteur Education

Ecole de Sitaon : l'école de Sitaon est pour ainsi dire l'école modèle RES PUBLICA sur le département de Nanoro. Les progrès réalisés depuis 4 ans ont été sensibles.
Tout y a été fait : la construction de 2 logements (un neuf et un rénové), d'un bâtiment pour la cantine, de latrines, l'apport des fournitures scolaires, la prise en charge des frais de scolarité des filles, la création avec les parents d'élèves de la cantine endogène. De plus, à la rentrée 2004/2005 un forage scolaire financé par RES PUBLICA a été mis en eau ce qui permettra la mise en place cette année d'un jardin scolaire avec l'aide des parents d'élèves et des enseignants. Les légumes récoltés serviront à améliorer l'ordinaire du repas de midi des enfants.

Au départ, pour l'année scolaire 2001/2002, il y avait 71 élèves dont seuls 36 bénéficiaient des cours d'un instituteur. Les enfants du CP1 n'avaient pas de maître faute de logement.

A la fin de l'année scolaire 2003/2004, il y avait 3 enseignants, 3 logements et 150 élèves. Sur 34 élèves de CM2, il y a eu 98 % de réussite au Certificat d'Etudes Primaires (CEP), 11 élèves ont réussi l'entrée en 6ème dont 6 filles !

Ecole de Godo : à la rentrée 2004/2005, 136 élèves sont scolarisés sur 3 classes. Dans l'année, des latrines ont été construites. Toutes les aides apportées les années précédentes sont renouvelées. Les enseignants s'activent à remonter le niveau de l'école car celle-ci a connu beaucoup de problème les années précédentes (manque d'enseignants è perte de confiance des parents d'élèves…)

Ecole de Zimidin : 130 élèves sont présents à la rentrée 2004/2005 répartis en 3 classes (CP1/CE1/CM1). Le soutien apporté par RES PUBLICA et la grande motivation du Directeur de l'école ont conduit à la réussite de 100% des élèves présentés en juin 2004 au CEP. Cependant, un seul élève a réussi l'entrée en 6ème. Là également le soutien de RES PUBLICA est entier afin de faciliter la vie scolaire des enfants. Un forage scolaire a été installé à la rentrée 2004/2005 et un jardin scolaire sera donc exploité.

Ecole de Dacissé : lorsque RES PUBLICA est intervenue la première fois à la rentrée 2003, l'école comptait 104 élèves, aujourd'hui elle en compte 171. Comme prévu, RES PUBLICA apporte un soutien complet à l'école depuis la rentrée 2004/2005 : fournitures scolaires, prise en charge des filles, mise en place avec les parents d'élèves de la cantine endogène, constructions de latrines et mise en place d'un jardin scolaire.

Le seul problème (majeur) qui vient d'être résolu en janvier 2005 est celui de l'affectation d'un enseignant. Dacissé étant vraiment au bout du bout du département de Nanoro, très peu nombreux sont les enseignants qui acceptent de rejoindre leur poste !... bien que les meilleures conditions d'accueil et de travail soient réunies.

Ecole de Nazoanga : à la rentrée, 452 élèves sont inscrits et repartis en 6 classes. Depuis de nombreuses années, l'école reçoit une aide en fournitures scolaires, prise en charge des frais de scolarité des filles, rénovation des bâtiments scolaires et des logements d'enseignants ; la cantine endogène est venue compléter ces actions et un jardin scolaire est exploité au cours de l'année par les élèves, les enseignants et les parents d'élèves.

Depuis plusieurs années, les villageois demandaient la construction d'une nouvelle école, car les effectifs par classe, particulièrement en classe de CP1/CP2 sont très importants. Ainsi, à la rentrée 2003/2004, 125 élèves se sont inscrits en CP1 !!

RES PUBLICA a donc commencé la construction d'un logement d'enseignant et d'une classe dans le quartier de Zanton très éloigné du centre de Nazoanga où se trouve l'école principale. Une classe de CP1 pourra être ouverte en octobre 2005.

RES PUBLICA s'occupe donc actuellement de 10 écoles de brousse, a construit une école primaire à Nanoro et aide également l'école de Komki-Ipala, préfecture dans la province du Bazega à environ 35 kilomètres de Ouagadougou.

Cette école publique reçoit des orphelins. RES PUBLICA a donc pris en charge les fournitures scolaires pour 110 enfants.

Afin d'améliorer la bonne collaboration au niveau des écoles entre enseignants et parents d'élèves, une formation, mise en place par le Chef de circonscription de l'enseignement de base de Nanoro, a réuni les Directeurs d'école, les Présidents de parents d'élèves et les Présidentes de mères éducatrices pendant deux journées. RES PUBLICA a financé cette formation qui a permis à chacun de connaître son rôle et de le jouer désormais pleinement et de façon responsable au niveau de l'école.

Au total RES PUBLICA soutient, dans le département de Nanoro à la date du 1er octobre 2004, 2070 élèves (1132 garçons et 938 filles) scolarisés en primaire. Le nombre d'enfants scolarisés à la rentrée 2004/2005 se montait à 3358 élèves sur le département de Nanoro. RES PUBLICA aide donc à la scolarisation de plus de 60% des élèves scolarisés. La population scolarisable est d'environ 13 500 enfants sur la circonscription de l'enseignement de base qui compte deux départements : Nanoro et Pella. On voit qu'il reste beaucoup de travail à faire.

A la rentrée 2004/2005 et suite à de nombreux entretiens menés avec le Chef de circonscription de l'enseignement de base (l'Inspecteur), RES PUBLICA a décidé d'intervenir dans de nouvelles écoles publiques du département de Nanoro.

Ecole de Soala : située à environ 30 kms de Nanoro, cette école accueille cette année 184 élèves sur trois classes (CP2/CE2/CM2).

L'intervention de RES PUBLICA se situe à deux niveaux :
- prise en charge des frais de scolarité des 70 filles
- apport des fournitures scolaires pour l'ensemble des élèves

Le programme se poursuivra pour la rentrée 2005 par la mise en place d'une cantine endogène si la mobilisation des parents d'élèves est effective. La cantine endogène est fondée essentiellement sur l'apport de vivres par chaque élève ; ces vivres sont mises en commun et cuisinées par les mères d'élèves à tour de rôle. RES PUBLICA intervient, en cas de besoin, pour aider à terminer l'année scolaire en approvisionnant la cantine en riz ou céréales. RES PUBLICA, de plus, aide à la mise en place de ces cantines par l'achat d'ustensiles de cuisine et la construction ou la réhabilitation d'un local.

Ecole de Boulpon : cette école est située à environ 15 kms de Nanoro et compte 177 élèves dont 73 filles pour 3 classes et ne comporte pas actuellement de cantine endogène.

RES PUBLICA intervient de la même manière qu'à Soala (frais de scolarité des filles et prise en charge des fournitures scolaires).

Cette école qui avait un bâtiment de 3 classes dans un état moyen vient de se voir construire par l'Etat un nouveau bâtiment de trois classes qui est occupé depuis la rentrée 2004/2005 ; l'ancien bâtiment est pour l'instant fermé mais pourra être ouvert à nouveau à la rentrée 2005 pour accueillir au moins une quatrième classe. Mais y aura-t-il un enseignant de nommé ?

Ecole de Kokolo : l'inspecteur et Madame le Préfet de Nanoro ont demandé à RES PUBLICA de soutenir cette école particulièrement " oubliée ". Jusqu'à la rentrée 2004/2005, cette école construite il y a sept ans comportait trois salles de classes. Seules deux classes fonctionnaient car aucun troisième enseignant n'avait consenti à prendre son poste faute de logement.

A la rentrée 2004/2005, RES PUBLICA a donc décidé de construire un logement que l'enseignant nommé pourra occuper.

Ainsi cette année, trois classes fonctionnent (CP1/CE1/CM2). L'effectif de l'école est passé de 88 élèves à 151 dont 65 filles.

RES PUBLICA prend en charge les frais de scolarité des filles et les fournitures pour tous les élèves. Les parents ont décidé, dès cette année, de mettre en place la cantine scolaire et ont contribué à l'apport de mil et de gombo.

Ecole de Kirguelounga : en décembre 2003, l'Inspecteur a expliqué que cette école souffrait beaucoup de la concurrence de l'école coranique. RES PUBLICA est donc allée rencontrer la population de ce village afin de motiver les parents pour qu'ils inscrivent leurs enfants à l'école publique.

RES PUBLICA a proposé de soutenir la scolarité des filles (y compris l'année 23003/2004) et a distribué les fournitures scolaires à la rentrée 2004/2005.

Il faut noter cependant l'absence depuis la rentrée d'un enseignant.

Ecole de Seguedin : depuis deux ans, cette école recevait pour les filles le soutien en fournitures scolaires de l'Association EMEJ du Docteur Fournel. A partir de la rentrée 2004/2005, RES PUBLICA a repris ce soutien pour les filles et pour les garçons auquel elle a ajouté la prise en charge des frais de scolarité des filles. Elles sont au nombre de 158 sur 325 élèves au total. Cette école compte 4 classes (CP1/CP2/CE2/CM2)

Construction de l'école RES PUBLICA à Nanoro

Fin 2003 un grand projet de construction d'une nouvelle école primaire à Nanoro a vu le jour.

Le suivi du chantier de construction d'un bâtiment de trois classes, de trois logements d'enseignants, d'un local pour la cantine scolaire et de latrines a été confié au Programme de Promotion de l'Artisanat du Burkina Faso (PAB) installé à Ouagadougou qui, entre autre, encourage et accompagne les innovations avec les matériaux locaux de construction.

Ainsi, RES PUBLICA a désiré construire avec ces matériaux locaux améliorés et a pu utiliser pour la construction de cette école des blocs de terre comprimée (BTC) à la place des moellons couramment utilisés.

Les BTC sont faits à base de terre meuble rouge ou jaune, d'un peu de sable et, point important, de ciment dosé à 8 ou 10 %. Ce matériau permet de garder une fraîcheur relative dans les bâtiments.

La construction avec les blocs de terre comprimée demande l'emploi de techniques particulières qui sont enseignées par le PAB aux entrepreneurs en bâtiment qui le souhaitent.

Aussi, notre entrepreneur Dieudonné Kaboré a été aidé dans la construction par un entrepreneur spécialisé qui a pu lui apporter la connaissance et l'efficacité de nouvelles techniques.

Le chantier dans son ensemble (choix des corps de métier, suivi, réunion sur chantier…) a été suivi et contrôlé par Monsieur Toé du PAB.

Les 3 classes ont été complètement équipées en table-bancs, bureaux et armoires.

Le bâtiment scolaire a été électrifié grâce à l'installation de panneaux solaires. Là encore ont été utilisées les compétences d'un jeune artisan qui a terminé sa formation en Allemagne.

Un forage a été installé dans la cour de l'école ce qui permet aux enseignants et aux enfants d'avoir l'eau potable sur place.

L'école a été mise à la disposition de l'Inspection de Nanoro qui a donc dès la rentrée 2005 affecté un directeur et deux enseignants et recruté 125 élèves pour les classes de CP1, CP2 et CE1, garçons et filles à part égale.

Les filles ont bénéficié de la prise en charge par RES PUBLICA de leurs frais de scolarité. Les fournitures scolaires pour l'ensemble des élèves ont été remises à la rentrée. L'école fonctionne donc.

Cependant, le chantier continue puisque trois autres classes et trois autres logements sont actuellement en construction.

Enseignement secondaire

Lycée Agricole Professionnel : à la rentrée 2004/2005, 11 nouveaux élèves ont été inscrits. Au total RES PUBLICA soutient la formation de 28 jeunes. En juin 2005, trois élèves (en spécialité agronomie) arrivent à la fin de leurs études. Ils devront passer un examen et fournir un mémoire de stage. Il faudra alors les aider à s'installer pour cultiver au village afin qu'ils puissent à leur tour partager leurs connaissances avec les villageois.

Collège de Nanoro : de plus en plus d'élèves des écoles que soutient RES PUBLICA sont admis en 6ème (20 cette année). La plupart se rendent au collège de Nanoro. A cette rentrée RES PUBLICA a à sa charge la scolarité de 83 élèves répartis de la 6ème à la 3ème. Ces enfants sont également, pour ceux dont le village est très éloigné du collège, nourris à midi et logés pendant la semaine dans trois logements loués par RES PUBLICA. Un surveillant est présent le soir. Les parents participent à la nourriture du soir.

Ce système fonctionne bien. Seuls deux élèves ont été exclus du programme pour mauvaise conduite.

VILLE DE KOUDOUGOU

Cette ville située à 80 kms de Nanoro offre de nombreux établissements scolaires (primaires et secondaires). Ainsi les élèves ayant réussi le BEPC et désirant continuer leurs études jusqu'au bac sont scolarisés pour la plupart dans cette ville.

Enseignement primaire

Quelques cas sociaux (9) (orphelins, parents porteurs du HIV, absents…) sont pris en charge par RES PUBLICA dans les écoles publiques et privées de Koudougou.

Enseignement secondaire

Collège d'enseignement technique privé de Koudougou : trois élèves sont cette année en 5ème (un en maçonnerie, 2 en construction métallique). Une élève de l'année dernière a été orientée en 5ème vers un lycée d'enseignement général vu son excellent niveau. Un élève a été inscrit en 6ème et RES PUBLICA a pris en charge la scolarité de deux autres enfants dont les parents sont très démunis, l'un en 4ème menuiserie, l'autre en troisième construction métallique.

Autres établissements

39 élèves sont scolarisés dans des collèges et lycées publics ou privés de Koudougou. 12 sont dans le public et 27 dans le privé. Une élève est dans un centre de formation pour apprendre la couture. Sur les 39 élèves, 15 suivent le second cycle (entre la seconde et la terminale).

La condition de soutien financier à tous ces jeunes est le passage obligatoire en classe supérieure (sauf cas exceptionnel de maladie ou importante perturbation familiale…)

Pour certains de ces jeunes, RES PUBLICA apporte une aide pour le logement et la nourriture, notamment pour ceux qui viennent du département de Nanoro et pour quelques enfants aux conditions de vie particulièrement catastrophiques.

Enseignement supérieur

Une élève est entrée cette année à l'Ecole de Santé de Koudougou pour devenir infirmière brevetée en deux ans.

VILLE DE OUAGADOUGOU

Enseignement secondaire

Collège d'enseignement technique Gabriel Tamborin à Saaba : ce collège privé, à la fois d'enseignement général et d'enseignement technique, offre de nombreuses formations (mécanique auto, électronique, dessin en bâtiments…). 4 enfants issus des écoles soutenues par RES PUBLICA ont intégré cet établissement en 6ème " Mécanique auto " pour acquérir un CAP puis un BEP. RES PUBLICA prend en charge leur nourriture et leur logement. Un enfant est soutenu en 5ème générale.

Centre de formation commerciale privé du Kadiogo : Deux jeunes qui ont obtenu leur BEPC en fin de 3ème au collège de Nanoro sont inscrits dans ce centre de formation pour acquérir un BEP de comptabilité.

Etablissement d'enseignement général : 5 élèves profitant de la " grande " famille installée à Ouagadougou sont inscrits dans des collèges ou lycées dans la capitale.

Enseignement supérieur

Anciens élèves : à la rentrée 2003/2004, RES PUBLICA aidait 5 élèves dans l'enseignement supérieur.
- Les deux élèves infirmières sont brillamment passées en dernière année et continuent à être parmi les premières classées de leur promotion.
- L'élève inscrit à l'Ecole Burkinabé du Bâtiment et des travaux publics a eu 12/20 de moyenne et se trouve donc en dernière année de BEP.
- L'élève qui est à l'Ecole Nationale de Santé Animale est passée en dernière année avec 15,25/20 et sortira en juin avec un diplôme d'agent technique d'élevage. Ceci pourra lui permettre de travailler dans une ferme d'élevage ou de travailler pour une ONG spécialisée en aide à l'agriculture aux paysans burkinabè.
- L'élève inscrit à l'Institut Supérieur Privé Polytechnique section " Commerce International " est passé en dernière année et pourra trouver un emploi dans le monde de l'entreprise.

Nouveaux élèves : à la rentrée 2004/2005, 8 élèves ont rejoint la ville de Ouagadougou pour suivre une formation ou un enseignement après bac. Un jeune a intégré l'Ecole Inter Etats des Cadres Supérieurs Profession de la Santé et du Social à Ouagadougou.
- un jeune à l'Ecole de formation et de perfectionnement en transit et déclaration en douane
- un jeune à l'Institut Supérieur de Génie Electrique du Burkina Faso (école ouverte depuis deux ans et fonctionnant avec l'Ecole supérieure d'Ingénieurs en Génie Electrique de Rouen). Cette école a le soutien de la Chambre de Commerce de Ouagadougou et de nombreuses entreprises publiques et privées.
- Deux jeunes de Nazoanga (département de Nanoro) ont réussi l'entrée à l'Ecole nationale d'Enseignement du Primaire à Loumbila. Ils sont internes et font études et stages pour devenir instituteurs.
- Enfin 4 jeunes de la Province du Boulkiemdé suivent des études à l'Université de Ouagadougou (deux filles en première année de droit, un garçon en deuxième année de maths-physiques, une fille en quatrième année de médecine).

REGION DE BOBO DIOULASSO

Le correspondant de RES PUBLICA à Koudougou, Mamadou Ouattara, originaire de la région de Bobo, nous a mis en relation avec des enfants et des jeunes dont la situation scolaire nécessite une aide.

Enseignement secondaire

6 enfants sont scolarisés de la 6ème à la terminale dans la ville de Bobo.

Enseignement supérieur

Ecole Nationale des Eaux et Forêts : trois jeunes suivis par RES PUBLICA ont réussi le test d'entrée à l'Ecole Nationale des Eaux et Forêts qui est située à Dendérosso non loin de Bobo. L'un (niveau 1ère) suit une Formation d'Assistant des Eaux et forêts en deux ans et les deux autres (niveau 3ème) suivent une formation de préposés en deux ans également.

Centre Agricole Polyvalent de Matourkou : une fille et deux garçons sont inscrits dans ce centre qui forme des techniciens en agriculture qui pourront ensuite travailler pour des projets de développement agricole au sein d'ONG par exemple. La formation avec de nombreux stages dure deux ans.

Construction de l'école primaire à Farakorosso : en juin 2004, la première classe de l'école de Farakorosso dans le département de Mangodara et le premier logement d'enseignant ont été inaugurés. Tous les travaux menés de main de maître par Paul Deswarte de l'Association " Amitiés France Burkina Faso ", partenaire de RES PUBLICA, ont été achevés en 10 jours.

Ainsi, à la rentrée 2004/2005, la classe a ouvert. De plus, afin de favoriser la fréquentation et la bonne marche de l'école RES PUBLICA a apporté les fournitures scolaires.

Pour la rentrée 2005, une nouvelle classe et un nouveau logement seront construits selon le même principe (Financement RES PUBLICA et suivi du chantier Amitiés France Burkina Faso).

REGION DE LEO (SISSILI)

Enseignement primaire

L'école de Laponé compte maintenant plus de 150 élèves. A la rentrée 2004/2005, un nouveau logement d'enseignant a été ouvert. Inachevé depuis deux ans il a enfin été terminé par l'Etat. Les trois classes ont maintenant trois enseignants…mais il manque toujours un logement, commencé depuis quelques années et maintenant à l'état de ruines ! RES PUBLICA continue à soutenir les enfants par l'apport de fournitures scolaires et la prise en charge des frais de scolarité des filles. La cantine continue à fonctionner avec l'aide du Cathwell.

Ecole maternelle à Léo : l'école maternelle dont l'ouverture était prévue à la rentrée 2004 n'est toujours pas opérationnelle. Malgré les efforts pour motiver le Président de l'Association à l'origine du projet à mener le dossier rapidement jusqu'à l'obtention de l'autorisation auprès de l'Action sociale de Koudougou, celui-ci n'arrive pas à obtenir cet agrément et pénalise depuis deux rentrées les familles qui attendent pour scolariser leurs enfants. RES PUBLICA envisage donc de récupérer ses investissements (matériels pédagogiques et scolaires) et de les installer dans une autre structure.

DEPARTEMENT DE FARA

Enseignement primaire à Laro : le Directeur de l'école de Laro est toujours aussi dynamique et efficace. L'école compte 116 élèves mais seulement 34 filles ! Cela vient du fait que le chef de village ne comprend pas ou ne veut absolument pas comprendre la nécessité de mettre les filles à l'école. Malgré les discussions et les explications, il reste imperméable à toutes les idées d'éducation pour les filles. Cependant, 100 % des élèves présentés au CEP ont réussi et, sur 22 élèves lauréats, 10 ont réussi l'entrée en sixième dont 6 filles !!!

Enseignement secondaire au Collège de Fara : RES PUBLICA soutient maintenant la scolarité de 19 élèves dont 10 filles, tous originaires de l'école de Laro, répartis entre la 6ème et la 3ème.

DEPARTEMENT DE KASSOUM

Ecole primaire de Bonro : si en 2002, la première classe a pu être ouverte, l'inertie des villageois n'a pas permis d'ouvrir la seconde en 2003 faute de logement. En juin 2004 il a été décidé de la construction du second logement, les villageois ayant enfin ramassé et rassemblé les agrégats pour la construction !! L'Inspecteur a donc nommé un second enseignant. La seconde classe est ouverte mais le logement n'est pas encore prêt…

DEPARTEMENT DE NANORO -Secteur Agricole et Economique :

Jardins de Nazoanga

Les jardiniers qui cultivent les 4 hectares mis à leur disposition ont terminé leurs premières récoltes (sur deux saisons : octobre à décembre et janvier à mars) et ont pour la plupart respecté le système mis en place courant 2003.

Les premiers remboursements de la clôture ont été honorés. Les quelques personnes n'ayant pas remboursé ont quitté leurs parcelles. Celles-ci ont donc été affectées à d'autres maraîchers.

La surface cultivée a été portée à 5 hectares en 2004, ce qui a permis à 20 familles supplémentaires d'accéder à cette culture avec les mêmes conditions que les anciens maraîchers.

L'accent a été mis sur la culture de la tomate, ce légume étant le plus demandé par les acheteurs qui peuvent être de simples grossistes de Ouagadougou et Koudougou ou des entreprises qui achètent les tomates pour en faire des conserves.

La digue construite en 2002 par RES PUBLICA joue bien son rôle de retenue d'eau ainsi que le boulis (réserve d'eau en aval de la digue). Cependant la saison des pluies en 2004 n'a pas été bonne. Elle a commencé autour du 10 juillet et s'est terminée vers le 20 septembre. Ceci n'a pas permis une réserve suffisamment importante dans les retenues. Les cultures et les récoltes en ont bien sûr souffert. Ainsi cette saison est moyenne et la deuxième récolte n'a pas beaucoup donné. Les villageois vont souffrir car même le mil, l'arachide et le haricot, bases de leur alimentation, vont manquer.

Jardins de Poessi

Les villageois de Poessi, ayant eu connaissance des cultures faites à Nazoanga ont demandé, dès 2003, à avoir une aide de RES PUBLICA pour l'achat de grillage afin de protéger leur culture des animaux.

Ils ont montré une très grande motivation (débroussaillage du terrain (2ha1/2), préparation des pépinières, début des plantations, creusage des puits). Toute cette activité a décidé RES PUBLICA à les appuyer par l'accord d'un crédit pour l'achat du grillage et des matériaux nécessaires à la pose. De plus, ils ont reçu engrais et insecticides gratuitement afin de les soutenir dans leur travail.

Poessi a la chance d'être à côté d'une grande retenue d'eau qui, contrairement à celle de Nazoanga n'a pas tari complètement. Les récoltes sont donc très satisfaisantes et les villageois plus motivés que jamais pour continuer.

Dans le cas des jardins de Poessi , les hommes n'ont pas accepté que les femmes du village aient droit à une parcelle. Celles-ci ont une force de caractère et une motivation telles qu'elles ont décidé de travailler, elles seules, sur une autre parcelle. Leurs récoltes ont été très bonnes. Ces cultures ont été réalisées sans qu'elles puissent faire une clôture en grillage. Elles ont donc établi une petite clôture de bois et surtout surveillé de très près leur surface, chassant les animaux attirés par les plantations. RES PUBLICA a donc décidé de leur permettre aussi d'acquérir du grillage par le système du crédit. Ceci sera fait pour la prochaine saison.

Réfection de la digue de Boulpon

Cette digue, vieille de 17 ans, était sur le point de céder et risquait de détruire celle de Nazoanga située en aval. Malgré les différentes promesses de l'Etat de trouver des fonds pour cette réfection conséquente, aucune somme d'argent n'a pu être débloquée.

RES PUBLICA a donc décidé d'entreprendre ces travaux. Ceux-ci ont été faits en juin avant la nouvelle saison des pluies. La retenue d'eau est extrêmement importante et attire donc de nombreux jardiniers. RES PUBLICA devrait s'occuper de ces nouveaux maraîchages pour l'année 2005.

Micro-Crédits

Le système des micro- crédits rencontre un vif succès auprès des villageois. RES PUBLICA doit donc montrer clairement quelles sont ses priorités afin de justifier l'accord de tel ou tel crédit. Ces crédits doivent s'adresser en priorité aux maraîchers, aux agriculteurs, aux petits artisans et commerçants qui ne peuvent avoir accès au système bancaire traditionnel. Ils sont de courte durée (1 an maximum) et peu élevés. Ils doivent correspondre à un projet économique. La grande majorité des crédits accordés les années précédentes ont été remboursés. RES PUBLICA sera de plus en plus vigilante afin que chaque emprunteur ait conscience de l'obligation qu'il a de rembourser ce qu'il emprunte.

Quelques erreurs ont été commises, notamment par manque d'expérience et manque d'analyse du dossier :

Ainsi la porcherie de Paul à Nazoanga qui devait être une porcherie " modèle " avec un paysan " modèle " s'est avérée un très mauvais investissement. Le paysan est parti pour se former comme " Pasteur " et quelques porcs en mauvais état ont été récupérés. La porcherie est maintenant abandonnée. La créance de RES PUBLICA aussi.

Quelques difficultés aussi du côté de l'investissement fait dans le moulin de céréales à Ouagadougou. Le père de l'emprunteur, qui faisait tourner l'affaire, est décédé brutalement en juin 2004. Des histoires de famille sont apparues à cette occasion et celui-ci ne pouvait plus faire face aux conditions de remboursement mises en place. Dès décembre, les échéances ont été rééchelonnées.

Une réussite, en revanche, celle du réparateur de forages et puits, qui a suivi une nouvelle formation en matière de pompes, et qui continue à remplir sa mission de dépannage et d'installation de pompes avec beaucoup d'ardeur et de compétence. Il est très apprécié sur la région de Nanoro.

DEPARTEMENT DE NIABOURI-LAPONE

L'implication de RES PUBLICA et la disponibilité de Boureimé désormais affecté à l'inspection de Boura, n'ont pas suffi pour maintenir les activés agricoles à Laponé. RES PUBLICA préfère donc, devant l'immobilisme de certains, mettre un terme à l'aide agricole apporté à ce village.

Un bâtiment (correspondant à la surface d'une classe) avait été construit pendant l'année 2004 afin de servir de local pour mener les activités agricoles avec les hommes et les femmes de Laponé. Ce bâtiment sera donc affecté, en cas de besoin, à l'école pour ouvrir une quatrième classe. Il pourra également servir aux cours d'alphabétisation qu'une association originaire de Boura donnerait éventuellement fin 2005.

DEPARTEMENT DE NANORO - Secteur Santé :

Dans ce secteur, RES PUBLICA travaille en étroite collaboration avec l'Association EMEJ du docteur Fournel. Le docteur Fournel effectue deux voyages par an, au cours desquels notamment, il décide des actions à mener. RES PUBLICA le suit dans ses choix et l'appuie financièrement, essentiellement en ce qui concerne les constructions de bâtiments de santé et en ce qui concerne les gros investissements en matériel.

Dispensaire urbain

RES PUBLICA a participé à la remise en état d'anciens locaux du District de Nanoro afin d'y installer un dispensaire urbain qui doit devenir le lieu pilote pour le planning familial.

Bien sûr l'ensemble des problèmes médicaux y sont traités ainsi que les accouchements.

Une extension de ce dispensaire est en cours avec une partie réservée à l'hospitalisation des malades et l'autre partie réservée aux suites de couches.

Aide au programme national de vaccination

L'Association EMEJ a décider de soutenir de façon complète et efficace les campagnes de vaccination nationales. Pour que cette campagne soit efficace, il est nécessaire de garantir " la chaîne du froid ". C'est-à-dire que tous les dispensaires du District de Nanoro soient équipés en frigo pour la conservation des vaccins. Il a donc fallu acquérir 5 réfrigérateurs " tropicalisés " et homologués PEV/OMS. C'est cette acquisition que RES PUBLICA a financé ainsi qu'un congélateur pour le District de Nanoro.

Aides médicales diverses et ponctuelles : le manque de moyen ne permet absolument pas à certaines personnes de recevoir les soins nécessaires et indispensables à leur survie. RES PUBLICA, ponctuellement, est appelée à intervenir pour la prise en charge d'un malade.

Ainsi une jeune collégienne a été opérée de l'appendicite (elle était malade depuis plusieurs mois et sans soins risquant à tout moment une péritonite !)

RES PUBLICA a également pris en charge les soins d'un grand brûlé. Celui-ci va beaucoup mieux et a pu reprendre son travail.

Une femme porteuse du virus HIV, dont le mari est décédé, vit seule avec 4 enfants. La scolarité des enfants est prise en charge par RES PUBLICA afin de la soulager financièrement.

RES PUBLICA achète également des médicaments pour des personnes nécessiteuses.

Achat de matériel médical

Le Docteur Georges Ouedraogo est de retour au Burkina Faso depuis plus d'un an. Il travaille au service de pneumologie de l'hôpital Yalgado à Ouagadougou. De plus il s'occupe d'un dispensaire privé à Ouagadougou. Le manque de moyen est tel à l'hôpital que les examens classiques des poumons ne peuvent être effectués.

RES PUBLICA a aidé le docteur Ouedraogo à acquérir un spiromètre et un bronchoscope qui sert à soigner les patients aussi bien à l'hôpital qu'au dispensaire. Les appareils ont été mis au dispensaire car l'hôpital de Ouagadougou n'est pas très sûr et les vols y sont fréquents. Le Docteur Ouedraogo rembourse à RES PUBLICA la moitié du coût des appareils.

SENEGAL

Le collège Jal Jeg récupérant " les exclus du système scolaire ", ouvert en octobre 2003 à Fimela, fonctionne au-delà des espérances de l'équipe pédagogique à l'origine du projet.

En effet l'effectif du collège était de 185 élèves à la rentrée 2003/2004 dont 112 filles (61%).

En classe de 3ème il y avait 41 élèves. Beaucoup ont réussi le BFEM (équivalent Brevet) et 11 ont pu entrer en seconde. Ce qui n'était pas gagné au départ.

D'autre part, le crédit accordé par RES PUBLICA pour la construction du collège est remboursé régulièrement aux échéances prévues.

PAYS DE L'EST

Biéorussie

Svieta et Dacha sont revenues en France durant l'été 2004 et pendant la période des vacances de Noël. Svieta s'habitue bien à sa nouvelle vie en ville dans une école de secrétariat. Dacha a été inscrite par l'orphelinat dans la même ville mais dans un établissement formant des couturières.

Dacha est très douée de ses mains (couture, fabrication de bijoux, broderie…) Elle se sentait donc bien orientée. Malheureusement, suite aux différents traitements subis pour lutter contre son cancer (malgré sa guérison) elle a perdu la vue de l'œil droit. Aussi, force t-elle beaucoup sur son œil gauche et celui-ci risque d'en souffrir. Il faut donc penser à une réorientation qui n'est pas facile à faire au Belarus. De plus, elle atteint sa majorité. RES PUBLICA envisage de l'accueillir en France avec un visa lui permettant d'entreprendre une autre formation. N'ayant aucune famille au Belarus, elle n'envisage pas sereinement son avenir dans son pays. Il faut dire qu'elle parle couramment le français car elle vient en France depuis 10 ans chaque année.

Ukraine

Une représentante de RES PUBLICA est allée visiter l'orphelinat et se rendre compte de la situation des enfants.

Liban

Depuis le début de l'année 2004, RES PUBLICA a pris en charge la scolarité d'un jeune de 14 ans, orphelin de père, et dont la mère qui a quatre enfants, est démunie. Celui-ci est scolarisé à Beyrouth en classe de 4ème.

FRANCE

Deux containers sont partis pendant l'année 2004 pour Ouagadougou : lits d'hôpitaux avec matelas, tables de chevet, déambulateurs, bureaux, armoires métalliques. Tout ce matériel sera réparti dans différents dispensaires ou hôpitaux et dans les différentes écoles de Nanoro.

RES PUBLICA est toujours en contact avec Habitat et Humanisme sur le projet de construction d'un immeuble pour jeunes accouchées en difficulté.

L'élève, entrée à l'école " BIOFORCE ", est sortie major de sa promotion en fin de première année. Il lui faudra valider sa deuxième année après la naissance de son enfant prévue en février 2005.

RES PUBLICA a pris en charge en 2004 la spécialisation de 3 burkinabés :
- un médecin en gynécologie-obstétrique, Aboubakar, qui a prolongé sa formation jusqu'en mai 2004 puisqu'il a été admis dans le service du professeur Fridmann à Paris pour être formé en FIV et traitement des stérilités.
- un pharmacien est venu en août 2004 à Paris pour suivre une formation de deux ans afin d'obtenir un DEA de pharmacotechnie et biopharmacie. Il envisage de travailler dans un laboratoire de recherche.
- un inspecteur de impôts de Koudougou est venu de janvier à décembre 2004 pour suivre une formation pour obtenir un diplôme de Mastère Spécialisé en Aménagement Foncier et Systèmes Cadastraux qui lui permettra d'occuper un poste de haut niveau à Ouagadougou. Il est le seul à avoir ce diplôme au Burkina Faso. Ce fut un très brillant élève puisqu'il a obtenu la note exceptionnelle de 18/20 à la soutenance de son mémoire avec félicitations du jury et accord de publier ce mémoire sur différents sites concernés par le cadastre.
 
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