Res Publica/Bioforce : un partenariat gagnant !

Res Publica/Bioforce : un partenariat gagnant !

Depuis plus de 30 ans, l’Institut Bioforce accompagne la professionnalisation des acteurs du développement en Afrique, grâce au dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

La VAE permet à ces Africains de faire reconnaître leurs compétences acquises par un diplôme (de Bac+2 à Bac+5) et sert de tremplin pour une évolution de carrière ou une reconversion. Partenaire de ce programme, Res Publica facilite l’accès des candidats aux plus faibles revenus à ce dispositif, en accordant en moyenne cinq bourses par an.

Hortense Lougue Kabore a obtenu Elle se prépare à soutenir en Novembre 2017 son dossier de fin de formation et valider son titre de Coordinateur de Projet de la Solidarité Internationale. Elle répond aux questions d’Aboubacar Traore (salarié Bioforce).

Aboubakar Traore (AT) : Pouvez-vous vous présenter ?

Hortense Lougue Kabore (HLK) : Madame Lougue née Hortense Kabore, je suis la coordinatrice de l’association d’appui et d’éveil PUGSADA et vient d’être promue directrice exécutive de l’organisation. Titulaire d’une maitrise en Lettres Modernes, je suis enseignante de formation avec une vingtaine d’années d’expériences. C’est en 2002 que je me suis tournée vers le monde associatif. De simple membre, je suis devenue 3 ans plus tard, la coordonnatrice de projets au sein de PUGSADA et ce, sans aucun diplôme. Mais j’ai toujours rêvé d’avoir une formation diplômante dans ce domaine. J’ai essayé à plusieurs reprises de m’inscrire en Master mais n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout à cause de la charge de travail.

Par chance, j’ai connu le dispositif VAE par le biais d’une française, Margaux, qui était à l’Institut Bioforce à Bobo. C’est elle, au cours d’une de ses visites à Ouagadougou, qui s’est rendue au siège de notre association et a présenté les offres de formation de l’Institut Bioforce. Elle a indiqué que cette VAE était un peu comme un Master et j’ai trouvé que c’était une très bonne opportunité à saisir. En l’écoutant, je me suis dis qu’il me fallait saisir ma chance afin de valoriser mes acquis dans le domaine associatif. J’ai constitué mon dossier et postulé. J’ai été admise, mais n’étant pas en mesure de prendre en charge les frais de formation et de vie, j’ai demandé une bourse qui m’a été accordée par Res Publica.

AT : Quels sont les domaines d’intervention de votre association ?

HLK : Nous intervenons dans le domaine notamment de l’éducation des filles, la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes. Nous travaillons également sur des questions de violences liées au genre, sur le civisme, la citoyenneté et l’entreprenariat féminin.

AT : D’une manière générale, quelle est votre appréciation de la VAE ? Qu’auriez-vous à dire à une personne encore hésitante ?

HLK : Je considérais la VAE comme une opportunité irréalisable pour moi, tout en ayant une forte envie de valoriser mes acquis sur le terrain. J’ai essayé à deux reprises de m’inscrire en deuxième année de Master en gestion de projet mais n’avais ni le temps ni les moyens matériels. Je pense que le dispositif VAE est un bon moyen de faire une introspection, d’évaluer ses acquis et ses faiblesses. J’invite tous ceux qui sont dans la même situation que moi, à ne pas hésiter à franchir le cap et saisir cette chance que nous offre cette formation. J’ai des collaborateurs aujourd’hui qui ont des diplômes de Masters, sont jeunes et ont pour certains, l’âge de mes enfants. Mais je n’éprouve aucun complexe à leur égard grâce à ma formation. Je remercie Res Publica pour son soutien.

 

Interview réalisée par Aboubacar TRAORE (salarié Bioforce).

Pour aller plus loin: Bioforce