Opération « un spectacle, une classe »

Opération « un spectacle, une classe »

Depuis 2014, l’Institut Français de Bobo-Dioulasso et l’ONG Res Publica s’associent dans le cadre de l’opération "Un spectacle, une classe" pour permettre à des centaines de lycéens bobolais d’assister à des représentations artistiques dans une salle de spectacle.

Un bus affrété pour le trajet depuis leur établissement scolaire jusqu’à l’Institut Français et la gratuité du spectacle sont les deux dispositifs mis en oeuvre pour leur donner un accès facilité à des prestations de danses, théatre, musique, cirque...

Objectifs :

-Démocratiser l’accès à l’offre culturelle pour les lycéens bobolais en invitant à l’Institut Français les établissements scolaires de la ville à assister à des représentations et activités gratuites dans d’excellentes conditions (sons, lumières, salles,...) ;

- Sensibiliser le jeune public aux disciplines artistique et culturelle en les insérant dans leur programme scolaire - Offrir aux jeunes un cadre de découverte, d’apprentissage et de contact avec le monde des arts et de la culture à travers un accueil privilégié.

Édition 2015-2016

Pour l'année scolaire 2015-2016, 11 établissements scolaires, représentant 795 lycéens bénéficiaires, ont participé au programme «un spectacle, une classe». 13 représentations (concert, contes, théâtre, danse) ont eu lieu. Établissements bénéficiaires : Lycée National, Lycée Ki Zerbo, Centre de formation FUSTAC, Lycée Sanny Sanon, Lycée mixte Accart-Ville, Lycée Eloim, Lycée Le Soleil Levant, Lycée complexe Le Savoir, Lycée Le Tremplin, Lycée Évangélique 2, Lycée Municipal Vinama Tiemounou Djibril.

Avant le lancement de l’opération, une conférence de presse s’est tenue à l’Institut Français en présence de la présidente de l'association Res Publica, Françoise Perrin, et le directeur de l’Institut Français, David Olivera.

Cette première édition de l’opération « Un spectacle, Une classe » permet de dresser un bilan très positif : les retours enjoués et satisfaits des enseignants et des élèves ayant bénéficié de l’offre sont nombreux, faisant même accroitre spontanément les sollicitations de nouveaux établissements intéressés par l’action.

De vraies découvertes ont eu lieu : découverte d’un lieu de diffusion professionnelle, pour certains jeunes n’ayant jamais assisté à un spectacle dans ce genre de conditions, et découverte de pratiques artistiques qui vont au-delà du « goût » des jeunes : théâtre, danse contemporaine, conte, styles musicaux diversifiés…

L’IF souhaite renouveler l’action et la dynamique lors de la saison prochaine (2016-2017), voire impliquer de nouveaux partenaires financiers pour soutenir cette action de démocratisation culturelle allant vers une plus grande ouverture d’esprit des jeunes bobolais, et la sensibilisation à une pratique culturelle régulière

Bilan & Perspectives :

Une des difficultés du programme réside dans le temps nécessaire à la coordination du projet, difficile à gérer correctement au vu de l’équipe très réduite de l’IF. Cette lacune de disponibilité pourrait justifier l’identification d’un médiateur externe, qui ferait le lien avec les établissements scolaires, établirait les plannings et gérerait la logistique, notamment les transferts en bus (intervenant à rémunérer pour quelques heures par semaine). Cette personne ressource pourrait également permettre d’approfondir l’offre en cours, en coordonnant des activités liées aux spectacles : ateliers, rencontres avec les artistes, diffusion de documents pédagogiques pour un travail en classe…

Une autre difficulté est l’incapacité, pour les raisons citées plus haut, mais également pour des raisons financières, à répondre à l’ensemble des sollicitations des établissements scolaires. Les perspectives pour les saisons suivantes seraient donc d’amplifier le programme pour proposer plus de séances dans l’année, et plus d’actions culturelles autour des représentations concernées.

Des remerciements sincères et une grande reconnaissance vont à l’endroit du partenaire actuel de ce projet, à savoir l’ONG Res Publica, qui a bien compris l’intérêt de la démocratisation culturelle pour faire des jeunes burkinabè d’aujourd’hui les citoyens engagés de demain.

 

Marine Muller Communication & Relations avec les publics

Institut Français de Bobo-Dioulasso

communication-bobo@institutfrancais-burkinafaso.com

 

Pour aller plus loin :

Rapport Res Publica (page 31) 

www.institutfrancais-burkinafaso.com

Rédacteur : Opération « un spectacle, une classe »