Res Publica

Education

Après avoir constaté l'insuffisance criante d'infrastructures et d'équipements scolaires, la faible scolarisation et le fort taux d'abandon des filles à l'école, Res Publica s'est impliquée pour faire de l'éducation son cheval de bataille au Burkina Faso.

Ce programme se construit progressivement à partir de 2001. L'association démarre dans une seule école, pour s'étendre progressivement à l'ensemble des établissements primaires de Nanoro puis des communes rurales alentour, à Pella et Soaw. En 2004, Res Publica signe une convention de partenariat avec les services décentralisés de l'Etat visant à établir une répartition des tâches. L'Etat finance et gère les ressources humaines et les aspects pédagogiques, Res Publica complète les tâches de l'Etat dans l'amélioration des conditions de travail dans près de 70 établissements primaires. L'objectif est de montrer qu'avec des moyens maîtrisés et un suivi renforcé, il est possible d'obtenir des résultats concrets et durables.

L'association met alors en place un programme de consolidation des infrastructures éducatives locales :

› constructions et rénovations de bâtiments scolaires et de logements pour les enseignants ;
› fournitures de mobiliers et manuels scolaires ;
› construction de forages ;
› électrification d'écoles ;
› appui à la scolarisation massive des filles (prise en charge des frais de scolarité) ;
› appui aux cantines scolaires ;
› appui aux associations de parents d'élèves ;
› appui à l'encadrement des écoles par les services de l'Etat.

Les populations sont encouragées à s'impliquer dans le fonctionnement de l'école du village et surtout dans la transparence de la gestion. Les associations de parents d'élèves planifient des activités à mettre en œuvre durant l'année : cantines, jardins maraîchers et champs scolaires. Res Publica accompagne et appuie la mise en œuvre.

En dix ans, les effectifs dans l'enseignement primaire sont multipliés par trois et le nombre de filles par cinq pour atteindre un taux moyen de parité de 48%. Les résultats scolaires obtenus dans la zone d'intervention se sont améliorés de 30% depuis l'intervention de Res Publica.

Depuis 2008, l'association s'est investie dans les secteurs préscolaires (maternelle), post-primaire (6ème à la 3ème), secondaire (2nde à la terminale) et supérieur. L'objectif est bien sûr de renforcer là aussi les capacités d'accueil, le maintien des élèves dans le cycle scolaire et la qualité de l'enseignement. Les besoins sont énormes du fait du retard accumulé et de la démographie qui reste importante en zone rurale. La même stratégie est adoptée pour construire de nouveaux établissements (maternelles, collèges et lycées), améliorer les équipements et accompagner les services déconcentrés de l'Etat dans la formation et l'encadrement des professeurs.

Chaque année, environ 1 200 bourses sont accordées au secondaire et 80 au supérieur. Quelques élèves extrêmement brillants sont soutenus à l'étranger pour terminer leurs études ou spécialisations.

Au travers de son intervention, Res Publica renforce la position des acteurs locaux en première ligne de décision et d'actions pour ne pas se substituer à leurs prérogatives.